Cet article date du

21/04/2014 mais n'avait pas été publié.

Les 1000 premières heures sont les plus dures à obtenir. A la sortie de l'école, les pilotes arrivent avec 200-300h sur le marché. Les plus chanceux trouvent une place droite comme copi, tandis que les autres acceptent de voler gratuitement pour des jobs saisonniers. Les plus courageux vont faire de la rampe (manutention) à charger et décharger le frêt. Cette aventure dure quelques années jusqu'à atteindre la fameuse barre des 1000h.

Après le départ de mon collègue, je suis le seul pilote qui vole dans la compagnie. Notre bimoteur est en panne à Moramba après une baisse de la pression d'huile au décollage. Je vole donc sur le 182, Victor Oscar. Les vols s'enchaînent, et je fais parfois 6h de vol par jour. Pas très mal.. Le soir au pieu à 21h. Et le lendemain une autre longue journée m'attend. Les destinations sont variées; deux rotations sur Besakoa, une sur Mifoko, et une sur Besalampy pour terminer. Parfois deux rotations sur Nosy-Saba suivies d'un night stop (découché) et retour à la base le lendemain après 5h de vol dans la journée.

Le mois d'avril est une bonne saison. Chaque année des touristes arrivent dans la Grande île et prennent place à bord de nos avions pour passer des vacances à l'île de Nosy-Saba ou à Antanimalandy.

La règlementation m'oblige à prendre une journée de repos toutes les semaines.